Conceil de la culture du Bas-St-Laurent

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Les programmes de soutien financier

a) Comment s’y retrouver ?

Pas si compliqué que ça, et tellement nécessaire! À première vue, en fouillant sur les sites des bailleurs de fonds, on croirait se perdre dans un dédale de programmes. Il n’y en a pourtant que quelques-uns qui offrent une aide à la création, et encore moins qui s’adressent aux artistes émergents. Une façon de les départager consiste à les regrouper par paliers de gouvernement et par disciplines ou secteurs d’activités :

Portes d’entrée au Fédéral Provincial
Arts visuels CAC1 SODEC3 / CALQ2
Musique CALQ
Théâtre
Danse
Lettres
Arts multidisciplinaires
Arts du cirque  
Chanson (création)
Architecture
Arts médiatiques Téléfilm / CAC SODEC / CALQ
Disque et spectacle Musicaction SODEC
Métiers d’art   SODEC / CALQ
  1. Conseil des arts du Canada
  2. Conseil des arts et des lettres du Québec
  3. Société de développement des entreprises culturelles


Ponctuellement, des fonds sont disponibles au niveau régional pour toutes les disciplines. Notamment, un fonds existe en vertu d’une entente entre :

  • Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ);
  • Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCCF);
  • La Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent (CRÉ);
  • La Commission Jeunesse du Bas-Saint-Laurent;
  • Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT).
Cette entente n’étant pas systématiquement renouvelée, on recommande de se renseigner auprès du Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent pour savoir ce qui en est. En effet, celui-ci se situe comme partenaire privilégié dans la définition et les suivis de ces ententes.

 

Demander simultanément au fédéral et au provincial?

Il est souhaitable de cumuler une aide financière du provincial et du fédéral pour un même projet dans les domaines du disque et du cinéma. Il n’est pas rare que l’intérêt de l’un pour un projet stimule l’autre à offrir son soutien au même projet. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à penser aux livrets de CD d’artistes en chanson où l’on voit souvent les logos de Musicaction et de la SODEC côte à côte. De même pour Téléfilm Canada et la SODEC dans les génériques de films. Il est à noter que les enveloppes au fédéral en arts médiatiques et en enregistrement sonore sont plus considérables que les enveloppes provinciales.

Ce cumul (fédéral/provincial) est possible aussi dans les autres disciplines, mais attention! On doit faire la démonstration que les sommes potentiellement accordées par l’un et par l’autre palier de gouvernement couvriront des items totalement différents. Le même budget déposé au CALQ et au CAC montrera un montage financier où, par exemple, la subvention souhaitée du premier sera affectée à la mise sur pied d’une exposition et la subvention souhaitée du second contribuera à la création d’une publication accompagnant cette exposition. Si toutefois une même demande visant à couvrir les mêmes items était acceptée aux deux « guichets », l’artiste devra choisir entre l’une ou l’autre subvention.
 

Liste des programmes auxquels les artistes de la relève
peuvent s’adresser

- En arts visuels, musique, théâtre, danse, lettres (littérature/conte), arts multidisciplinaires — En savoir plus

alt Au Conseil des arts du Canada (CAC) :

Programmes de subventions et de services aux artistes et aux organismes artistiques professionnels canadiens dans les domaines suivants :

altAu Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) :

Bourses de la relève incluant trois volets : Projet de recherche, de création et d'exploration; Perfectionnement; Déplacement.

- En chanson (écriture), arts du cirque, architecture — En savoir plus

alt Au Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) :

Bourses de la relève incluant trois volets :  Projet de recherche, de création et d'exploration; Perfectionnement;  Déplacement.

- En métiers d’art — En savoir plus

altAu Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) :
Bourses de la relève incluant trois volets : Projet de recherche, de création et d'exploration; Perfectionnement;  Déplacement.
altÀ la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) :

Programme d’aide aux artisans et aux entreprises en métiers d’art

  • Volet 1 Artisans professionnels et entreprises intermédiaires en métiers d'art
  • Volet 2 Artisans et entreprises en démarrage
  • Volet 3 Projets collectifs et événements de commercialisation
  • Volet 4 Participation aux salons de métiers d'art

- En disque et spectacle (production et tournées) — En savoir plus

alt Musicaction :
Production d’un album
Production et promotion de titres
altÀ la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC)
Programme d'aide aux entreprises du disque et du spectacle de variétés (PADISQ)

- En arts médiatiques — En savoir plus

alt Téléfilm Canada :
Programme d'aide à l'écriture de scénarios
alt À la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) :

Programme d’aide aux jeunes créateurs

- Toutes disciplines confondues — En savoir plus

À la Conférence régionale des éluEs (CRÉ) du Bas-Saint-Laurent :

Fonds relève du Bas-Saint-Laurent pour les arts et les lettres


b) Comment s’y prendre?

Ayant en main un bon dossier d’artiste, il restera à bien décrire le projet pour lequel la demande est faite, et d’y joindre un budget et un échéancier les plus réalistes possibles. Il est bon de prendre son temps pour monter un dossier, d’y réfléchir, de le laisser de côté et d’y revenir : le résultat en est systématiquement plus cohérent et meilleur. Ce procédé aide l’auteur à élaguer, à être concis, à aller droit au but. Il y a bien sûr l’échantillon, le synopsis ou le démo qui atteste que l’artiste est déjà engagé dans sa démarche. Attention! Ce démo ou synopsis, signature de l’artiste, doit être de qualité.

Il faut garder en tête qu’un bon analyste ne jugera pas au poids du document et lira presque de bout en bout l’ensemble des dossiers qu’il reçoit, soit plus d’une centaine à traiter en quelques semaines… Inutile donc de se répéter pour faire volume.

Le bon dossier est celui qui donne à comprendre « qui » en est l’auteur et ce qu’il compte faire « pour de vrai » :

  • Est-ce que son projet est réalisable?
  • Est-ce que l’ensemble est articulé? C'est-à-dire est-ce que l’aide sollicitée, si elle est versée, va permettre d’aller jusqu’au bout du projet?
  • Est-ce que les partenaires dans le projet sont les bons? Par exemple, est-ce que le lieu d’exposition, le réalisateur ou le producteur de disque pressenti a des affinités avec ce que l’artiste fait? Ou encore, est-il disponible? Inutile de tricher : le réalisateur ou producteur nommé dans la demande sera peut-être membre du jury …

Le budget comporte systématiquement une colonne « revenus » et une colonne « dépenses ». Et impossible d’échapper au fait que le total des revenus doit être égal au total des dépenses. Il faut savoir aussi que le gouvernement est mal à l’aise de subventionner des salaires, mais, selon les instances, consent volontiers à verser des honoraires et des frais de subsistance aux artistes; le demandeur peut allouer des sommes pour la réalisation de l’une ou l’autre étape du projet sous forme d’honoraires, versés à un tiers, ou parfois à lui-même. S’il ne faut pas craindre d’être créatif dans la manière de structurer un budget, un modèle peut toujours s’avérer inspirant.

Projet « Untel » — Nom du demandeur — Date
Revenus
Revenus autonomes  
Cachets d'exposition XXXX $
Part du demandeur (Investissement de l'artiste) XXXX $
Commandite (ex.: Le brasseur du coin) XXXX $
Subventions  
SADC Programme Y (confirmé) XXXX $
CALQ Programme Z (à confirmer) XXXX $
Dons, biens et services (Inscrire ici la valeur des items même si l’on ne débourse pas)  
Commandite salle de montage XXXX $
Commandite de matériel XXXX $
Total XXXX $ (1)
Dépenses
Création  
Location de salle de montage XXXX $
Recherche graphique XXXX $
Matériel (détailler) XXXX $
Déplacements @ 0,43 $/km XXXX $
Subsistance (1 700 $/mois) XXXX $
Promotion  
Honoraires (communiqués, graphisme, relations de presse, etc.) XXXX $
Impression XXXX $
Frais de poste XXXX $
Vernissage (Bière donnée par le brasseur du coin) XXXX $
Administration  
Fournitures et matériel de bureau XXXX $
Télécommunications (% tél, fax, Internet) XXXX $
Frais comptables (s’il y a lieu) XXXX $
Total XXXX $ (2)
*1 et 2 sont égaux

Deux guides sont mis à la disposition des artistes sur le site Internet du Conseil des arts et des lettres du Québec :

►Le Guide de présentation d'une demande de bourse explique en détails la procédure à suivre pour déposer une demande de bourse dans l'un ou l'autre des programmes du CALQ;

►Le Guide d'information sur l'évaluation par les pairs a pour objectif de décrire le processus d'évaluation par les pairs dans l'attribution des bourses aux artistes professionnels par le CALQ.
 

c) Comment réagir au verdict?

Scénario 1 : Refusé ¡¡

La probabilité qu’une demande de bourse ou de subvention soit refusée est grande. Les rapports annuels des bailleurs de fonds disponibles sur leur site Internet en témoignent. Comme le veut le dicton, il y a beaucoup plus d’appelés que d’élus.

Une fois la déception passée, il est important de se renseigner sur les causes du refus auprès des chargés de programme. L’argument fourni par l’analyste ou le jury donnera des pistes pour mieux construire la prochaine demande. La persévérance est une attitude à cultiver dans ce domaine…

Scénario 2 : Accepté !!

Au cours de la réalisation du projet, on garde toutes les factures, reçus et coupons de caisse, lettres et talons de versements de subventionneurs, commanditaires et autres preuves de revenus. Si l’on ne doit pas les fournir au bailleur de fonds, on doit les conserver en cas de vérification. Et ces pièces justificatives seront nécessaires au moment de faire un rapport de subvention.

Il en va de même pour les rapports de subventions et les demandes : honnêteté et concision sont de mise. Le principe est qu’on repart de ce qu’on avait prévu, donc on fait ressortir ce qui a marché, ce qui a moins marché et pourquoi, ce qui a changé en cours de route et pourquoi. Même chose pour le budget : on reprend ce qu’on avait présenté en titrant cette ancienne colonne de chiffres par «Prévu», et on en crée une autre à côté qu’on titre « Réel ».

Au chapitre des dépenses, on finira sans doute par l’item Surplus (déficit) et le montant afférent de manière à ce que les grands totaux des revenus et des dépenses soient égaux. Puis, sous la forme d’un court texte, on commente les écarts importants.

À noter : le Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent peut accompagner les artistes dans leurs démarches auprès des subventionneurs.
 

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